Ce parasite mortel réapparaît après 60 ans et les experts redoutent le pire
Un parasite carnivore vient d'être confirmé aux États-Unis pour la première fois depuis 1966, et la nouvelle fait frémir bien au-delà de la frontière.
C'est dans le comté de Zavala, au sud du Texas, qu'un veau de trois semaines a été trouvé infesté par la mouche Cochliomyia hominivorax, mieux connue sous le nom de ver à vis du Nouveau Monde. L'annonce a été faite mercredi par la secrétaire américaine à l'Agriculture, Brooke Rollins, directement sur les réseaux sociaux.
Le parasite pond ses oeufs dans les plaies ouvertes ou les orifices naturels des mammifères à sang chaud, incluant les humains. Une fois éclos, les larves s'enfouissent dans la chair vivante de l'hôte pour s'en nourrir.
Ce qui inquiète davantage, c'est la capacité de reproduction fulgurante de la femelle. Selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), « une femelle peut pondre entre 200 et 300 oeufs à la fois et jusqu'à 3 000 oeufs durant sa vie de 10 à 30 jours ».
Le ministère américain de l'Agriculture (USDA) a réagi rapidement. « Il peut causer des dommages graves, souvent mortels, aux animaux et aux personnes dans les zones où le parasite se répand », a déclaré l'agence dans un communiqué officiel.
Ver à vis du Nouveau Monde : première détection aux États-Unis depuis 1966
Le ver à vis avait été largement éradiqué du territoire américain dans les années 1960 grâce à un programme de lâcher de mouches stérilisées. Sa progression récente à travers l'Amérique centrale et le Mexique inquiète les autorités depuis quelques années, et la situation s'est corsée en août 2025 quand un voyageur revenu du Salvador a été diagnostiqué dans l'État du Maryland.
L'USDA a tenu à rappeler l'historique de la lutte contre ce fléau. « Les États-Unis ont déjà vaincu ce parasite, et nous le ferons encore », a affirmé l'agence. Des millions de mouches stérilisées sont déjà utilisées comme outil de contrôle biologique dans la région.
Avant l'annonce officielle, Brooke Rollins avait rencontré une cinquantaine d'éleveurs bovins du sud du Texas pour discuter de la situation. Le secteur agricole texan, en masse dépendant de l'élevage, surveille la situation de très près.
Les autorités sanitaires rappellent que même une petite égratignure suffit pour que la mouche y dépose ses oeufs. Toute plaie suspecte sur un animal ou une personne doit être signalée sans délai au bureau local de l'USDA Wildlife Services, au 1-866-487-3297.
En cas d'infestation humaine, il est formellement déconseillé de tenter de retirer soi-même les larves. Seul un professionnel de la santé doit procéder à l'extraction, faque mieux vaut ne pas improviser.
Les larves retirées doivent être placées dans un contenant hermétique avec de l'alcool à friction pour les neutraliser. Elles ne doivent jamais être jetées dans un sac à ordures ordinaire, car elles peuvent s'en échapper et se reproduire.
Pour l'instant, aucun autre cas n'a été signalé aux États-Unis depuis la confirmation du veau texan. Les autorités maintiennent une surveillance accrue dans les États frontaliers du Mexique.
La progression du parasite vers le nord depuis l'Amérique du Sud est surveillée depuis plusieurs années. Mettons que la vigilance est maintenant de mise des deux côtés de la frontière canado-américaine, même si aucun cas n'a été détecté au Canada à ce jour.
À lire également sur Rose Pingouin :
Une voiture percute une école au Québec : le conducteur prend la fuite après l'impact
Une voiture percute une école au Québec : le conducteur prend la fuite après l'impact
| SONDAGE | ||
IL Y A 4 HEURES|9 REPONSES Ce parasite mortel réapparaît après 60 ans et les experts redoutent le pire Le ver à vis du Nouveau Monde vous inquiète-t-il? | ||