Deuil dans le milieu artistique québécois : le cancer emporte une figure très appréciée
Le Québec apprend le décès d'Evelyne Morin-Uhl, autrice, journaliste et chroniqueuse qui aura marqué sa génération bien au-delà du monde des médias.
Diagnostiquée d'un cancer du sein métastatique en 2018, elle avait choisi de vivre sa maladie à visage découvert. Huit ans de combats, de créativité et de générosité, partagés sans retenue avec le public québécois.
C'est Pénélope McQuade qui a été parmi les premières à annoncer la nouvelle dans une publication Instagram d'une profonde tendresse. « Il est advenu parce que ta présence sur terre est le plus grand des miracles », a-t-elle écrit, en s'adressant directement à son amie.
Pénélope McQuade a raconté ce moment fondateur, des années plus tôt, où tout avait changé. « On attendait cet appel comme suspendues dans le temps. On a su dès tes premiers mots que nos vies changeaient. Drette là. » Un témoignage qui dit tout de la femme qu'Evelyne était.
Les hommages se sont multipliés sur les réseaux sociaux dès les premières heures de la matinée, signés par des proches, des collègues et des inconnus que son travail avait touchés de près.
Evelyne Morin-Uhl décédée : une vie consacrée à humaniser le cancer
Evelyne Morin-Uhl n'avait pas attendu d'être en rémission pour agir. Dès les premières années de sa maladie, elle avait cofondé La bande cancéreuse, une communauté de soutien devenue une référence pour des milliers de familles québécoises aux prises avec le cancer.
Elle avait également animé le balado La carte cancer, un espace de parole rare, à la fois informatif et profondément humain. Son approche mêlait toujours rigueur et humour, une signature qui lui était entièrement propre.
En novembre 2024, elle franchissait une nouvelle étape en publiant Les montagnes russes, un livre-jeu coécrit avec son fils Antoine Cécyre, alors âgé de 11 ans. L'ouvrage, destiné aux enfants de 5 à 10 ans dont un proche est atteint du cancer, comblait un vide réel en littérature jeunesse québécoise.
Autrice et journaliste pour Urbania, chroniqueuse et animatrice, Evelyne avait touché à tout avec la même exigence. Son travail portait toujours une intention claire : rendre l'information accessible, utile et, si possible, moins lourde à porter.
Elle laisse derrière elle un fils, Antoine, ainsi qu'une communauté de proches et de lecteurs et lectrices pour qui sa voix restera longtemps présente.
Des réactions officielles du milieu médiatique et culturel québécois sont attendues au cours de la journée. Son oeuvre, elle, demeure entière.
Evelyne Morin-Uhl aura prouvé, jusqu'au bout, qu'il est possible de traverser l'insurmontable avec grâce, avec humour et avec une générosité qui ne s'éteint pas.
Nos plus sincères condoléances à sa famille, ses amis, ses collègues et ses proches. Bon courage dans ces moments difficiles.
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