Une importante entreprise ferme ses portes et plusieurs Québécois se retrouvent sans emploi
À deux jours de Noël, Papiers White Birch ferme définitivement l'usine F.F. Soucy de Rivière-du-Loup, laissant 175 travailleurs sans emploi et une communauté sous le choc.
Mardi matin, les dirigeants ont convoqué les employés pour confirmer la fermeture finale, mettant fin à des mois d'incertitude et d'attente pénible.
Les travailleurs étaient en arrêt depuis la fin juillet, avec un possible retour au début janvier, un espoir qui s'est effondré brutalement.
Selon Unifor, l'usine est maintenant en faillite, confirmant un scénario redouté depuis plusieurs semaines dans le Bas-Saint-Laurent.
Cette décision survient après des négociations infructueuses avec Québec, alors que l'entreprise réclamait des investissements majeurs pour maintenir les activités.
Papiers White Birch et Rivière-du-Loup vivent la fin d'une époque industrielle
Fondée en 1963, l'usine F.F. Soucy a longtemps été un pilier économique local et un symbole du savoir-faire papetier québécois.
Fondée en 1963, l'usine F.F. Soucy a longtemps été un pilier économique local et un symbole du savoir-faire papetier québécois.
Pendant des décennies, elle figurait parmi les plus importantes au Canada pour la production de papier journal, employant des générations de familles d'ici.
Pour plusieurs retraités, la fermeture a aussi un impact direct sur les revenus, notamment sur les fonds de pension déjà fragilisés.
White Birch et Rivière-du-Loup, une rupture historique
Marius Marquis, ancien employé pendant 38 ans, parle d'une catastrophe humaine et d'une page d'histoire qui se tourne avec tristesse.
Il craint de perdre une partie importante de ses revenus mensuels, après des ajustements annoncés récemment aux ententes de retraite.
Des rencontres ont aussi lieu mardi avec les employés des usines de Québec et de Masson, mais celles-ci demeurent en opération pour l'instant.
La multinationale, propriété de l'homme d'affaires américain Peter Brant, a pourtant reçu des centaines de millions en prêts et subventions publiques depuis 2012.
Malgré ces aides, White Birch affirme que la rentabilité n'était plus au rendez-vous à Rivière-du-Loup, dans un contexte mondial difficile pour le papier.
L'annonce a rapidement circulé sur les réseaux sociaux, alimentant colère, tristesse et incompréhension chez plusieurs citoyens.
Pour Rivière-du-Loup, la perte dépasse les emplois, car c'est tout un pan de l'identité industrielle régionale qui disparaît.
Les élus locaux et provinciaux sont maintenant attendus au tournant pour soutenir les travailleurs et réfléchir à l'avenir économique du secteur.
| SONDAGE | ||
23 DECEMBRE|158 REPONSES Une importante entreprise ferme ses portes et plusieurs Québécois se retrouvent sans emploi La fermeture White Birch à Rivière-du-Loup était-elle évitable? | ||
| Oui | 50 | 31.6 % |
| Non | 41 | 25.9 % |
| Incertain | 67 | 42.4 % |
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