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Une Québécoise obtient justice après une erreur médicale bouleversante


PUBLICATION
Cimon Asselin
31 janvier 2026  (17h34)
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Une importante erreur
Crédit photo: Facebook

Une Montréalaise recevra une compensation financière après avoir vécu une situation particulièrement éprouvante à la suite d’un diagnostic erroné transmis lors d’une visite médicale de routine dans un grand centre hospitalier universitaire de Montréal.

Le Tribunal des petites créances de la Cour du Québec a récemment ordonné le versement d’un montant de 7 500 $ à la patiente, même si l’établissement concerné soutient n’avoir commis aucune faute intentionnelle dans ce dossier.
Selon la décision rendue par le juge David Pecho, la preuve déposée démontre que la femme a traversé une période de stress et d’angoisse intense après avoir été informée, à tort, d’un résultat positif à un test de dépistage du VIH.
À l’époque des faits, survenus en 2020, la Montréalaise, alors dans la vingtaine, entreprenait un programme de fertilité à l’hôpital Royal Victoria, un établissement affilié au Centre universitaire de santé McGill. En raison de la nature familiale du dossier, son identité demeure protégée.
Dans le cadre du protocole médical habituel, la patiente avait été appelée à passer un test de dépistage. Toutefois, une erreur survenue au laboratoire aurait mené à un mauvais étiquetage de l’échantillon, entraînant l’attribution d’un résultat qui ne lui correspondait pas.

Un choc psychologique reconnu par le tribunal

Le juge a souligné que la femme se trouvait déjà dans une situation personnelle fragile au moment des événements, alors qu’elle traversait une procédure de divorce. Cette réalité a été prise en compte dans l’évaluation du préjudice subi.
Lorsqu’elle a été informée du résultat erroné, la patiente aurait immédiatement contesté cette conclusion, affirmant ne pas avoir eu de comportements à risque. Malgré cela, l’annonce a provoqué un état d’angoisse aigu.
Devant la détresse de la patiente, une médecin de la clinique aurait rapidement pris la décision de l’orienter vers une psychologue sur place afin de lui offrir un soutien immédiat. Un nouveau prélèvement sanguin a également été organisé le jour même afin de vérifier les résultats.
Le tribunal a reconnu que, même si l’erreur a été corrigée rapidement, l’impact psychologique vécu dans l’intervalle demeurait réel et significatif. Le stress, la peur et l’incertitude vécus pendant cette période ont été jugés suffisants pour justifier une indemnisation.
Dans sa décision, le juge a rappelé que la compensation ne visait pas à sanctionner une faute médicale volontaire, mais bien à reconnaître les conséquences humaines découlant d’une erreur administrative ayant eu des répercussions importantes sur la santé psychologique de la patiente.
Cette affaire met en lumière les répercussions que peuvent avoir les erreurs de diagnostic, même lorsqu’elles sont temporaires, et rappelle l’importance des procédures de vérification dans le milieu médical.
SONDAGE
31 JANVIER|195 REPONSES
Une Québécoise obtient justice après une erreur médicale bouleversante

Question : Les hôpitaux devraient-ils offrir une compensation automatique en cas de diagnostic erroné ?


ROSE PINGOUIN
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