Violence scolaire à Montréal, les filles frappées de plein fouet
La violence scolaire à Montréal inquiète, hausse marquée et filles victimes dominent un portrait préoccupant confirmé par un nouveau rapport de santé publique.
La Direction régionale de santé publique de Montréal tire la sonnette d'alarme après la publication, mercredi, d'une étude fouillée sur les écoles secondaires. Les données dressent un constat qui ne laisse personne indifférent.
On apprend que 41 % des élèves ont vécu au moins une forme de violence durant l'année scolaire 2022-2023. La proportion était de 36 % auparavant, ce qui confirme une remontée bien réelle.
Les gestes recensés vont des insultes et menaces jusqu'aux coups, en passant par la violence psychologique. Plusieurs intervenants affirment que ces situations font désormais partie du quotidien scolaire.
Violence scolaire Montréal, Ariane de Palacio sonne l'alarme
Ariane de Palacio explique que la hausse touche particulièrement les filles, autant comme victimes que dans certains comportements d'agressivité observés. Cette tendance marque un changement important dans le portrait habituel.
Elle souligne que la pandémie a bouleversé les habitudes sociales des jeunes, ce qui pourrait expliquer en partie cette augmentation récente. Plusieurs interactions se sont déplacées vers le numérique.
Les réseaux sociaux amplifient certains conflits en leur donnant une visibilité constante et parfois publique. Cette exposition peut prolonger les tensions bien au-delà des murs de l'école.
André Bernier affirme que cette hausse est bien visible sur le terrain depuis plusieurs années. Les directions d'école observent davantage de violence verbale et une présence accrue de messages haineux.
Il rappelle que la violence physique demeure moins fréquente, mais qu'elle existe toujours dans certains cas. Le phénomène dépasse les frontières du Québec et se reflète aussi ailleurs dans le monde.
Environ un élève sur dix subit à la fois de la violence physique et verbale, ce qui accentue les impacts sur la santé mentale. Les périodes les plus critiques surviennent au début du secondaire.
Les experts insistent sur l'importance d'un travail collectif impliquant parents, écoles et communauté. L'objectif demeure de recréer des environnements sécuritaires et favoriser de meilleures relations entre les jeunes.
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26 MARS|203 REPONSES Violence scolaire à Montréal, les filles frappées de plein fouet La violence dans les écoles vous inquiète-t-elle comme parent | ||
| Oui beaucoup | 180 | 88.7 % |
| Un peu | 19 | 9.4 % |
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| Pas du tout | 2 | 1 % |
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