Maxence Garneau brise le silence sur la haine qu'il reçoit en ligne
Le créateur de contenu Maxence Garneau a choisi de ne pas se taire le 17 mai dernier. Il a exposé sans filtre les messages haineux reçus sur ses réseaux sociaux, tel que le rapporte Monde de Stars.
Pour souligner la Journée internationale contre l'homophobie et la transphobie, le Québécois originaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean a publié un collage troublant sur Instagram. On y voit des dizaines de captures d'écran de commentaires méprisants.
L'ancien participant des émissions Les Traîtres et Si on s'aimait Célébrités a accompagné son montage d'un long texte personnel. Il y raconte la violence verbale qu'il subit régulièrement en ligne.
Tout est parti d'une simple publicité publiée cet hiver. Maxence Garneau y portait un jeans, un t-shirt blanc et des espadrilles avant d'enfiler une combinaison de type parachute. Rien de controversé, faque la réaction a surpris.
Des centaines de commentaires dégradants ont envahi la publication. Sa seule présence dans le fil d'actualité de certains internautes a suffi à déclencher leur colère.
Plusieurs personnalités québécoises ont rapidement réagi à sa sortie publique. Marie-Claude Barrette, Catherine Fournier, Marie-Andrée Labbée et Alanis Désilets ont notamment manifesté leur soutien dans la section commentaires.
Maxence Garneau dénonce la haine en ligne lors de la Journée contre l'homophobie
Dans son message, le chroniqueur de Salut Bonjour dénonce une violence qu'il qualifie de « complètement décomplexée ». Il observe ce phénomène autant dans les écoles secondaires où il donne des conférences que sur les plateformes numériques.
Maxence Garneau a fait son coming out à l'âge de 16 ans. Il a traversé des années difficiles, particulièrement dans sa relation avec son père, dans un milieu où la chasse et la pêche occupaient une grande place.
L'intimidation l'a marqué dès l'âge de 4 ans. Il avait dû changer de classe parce qu'il préférait jouer avec des Barbies plutôt qu'avec des camions, un détail qui en dit long.
Le chroniqueur lance un appel clair aux alliés des communautés LGBTQ+. Leurs voix sont nécessaires « plus que jamais », rappelle-t-il, soulignant l'importance du soutien collectif.
« Collectivement, on a besoin de se parler », a-t-il écrit dans sa publication. Il insiste sur le fait qu'ignorer la laideur ne permettra pas de faire avancer les choses au Québec.
Maxence Garneau termine son message avec une phrase forte qui résume son combat. « Nous n'avons pas à nous excuser d'exister. Brillons fort! », a-t-il lancé à ses abonnés.
La date du 17 mai n'a rien d'anodin. Elle commémore la décision de l'Organisation mondiale de la santé qui, en 1990, a retiré l'homosexualité de sa classification des troubles mentaux.
Plus de 35 ans plus tard, la sortie publique du créateur de contenu rappelle que le chemin reste long. Sa publication continue de circuler en masse sur les réseaux sociaux cette semaine.
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