CHSLD du Québec un geste de routine aux conséquences fatales
Une aînée, Louise Cloutier, est décédée en CHSLD après une chute lors d'un transfert, un drame qui soulève de graves questions sur la sécurité, la formation et les soins aux aînés.
La résidente de 68 ans vivait au CHSLD Champagnat et dépendait d'un lève-personne pour ses déplacements en raison d'une perte d'autonomie importante. Lors d'un transfert, une sangle mal attachée a provoqué une chute violente.
Mme Cloutier est tombée la tête la première, frappant le sommier, tandis que ses pieds et son bassin sont demeurés coincés dans la toile de l'appareil.
La scène a été décrite avec précision dans le rapport du coroner.
Après l'impact, elle présentait des douleurs intenses, des vomissements et un saignement à la tête, des signes évidents de traumatisme sérieux.
Un examen médical a confirmé une fracture aiguë de la vertèbre C2.
Son frère, Yvan Cloutier, raconte que sa soeur répétait avoir extrêmement mal au cou, conscient de la gravité de son état.
Il se dit profondément choqué par la brutalité de ses derniers moments.
En perte d'autonomie après un AVC, Louise Cloutier ne marchait plus et nécessitait une assistance complète pour se lever.
Elle est décédée trois jours plus tard de complications médicales liées à sa fracture.
Louise Cloutier et la sécurité des lève-personnes en CHSLD
Le coroner André-H. Dandavino conclut que l'accident découle d'une erreur humaine, soit l'oubli d'attacher une sangle essentielle au lève-personne.
Les employées impliquées utilisaient pourtant régulièrement cet équipement.
Selon le rapport publié en décembre, cette omission a suffi pour transformer un geste de routine en accident mortel.
Le drame relance le débat sur la vigilance nécessaire lors des soins quotidiens.
Paul Brunet, du Conseil pour la protection des malades, qualifie l'événement d'erreur grave aux conséquences irréversibles.
Il rappelle que les lève-personnes sont omniprésents dans les CHSLD et les Maisons des aînés.
Pour lui, une telle situation devrait automatiquement mener à une enquête plus approfondie, compte tenu de la fréquence d'utilisation de ces appareils.
Il craint que d'autres accidents similaires surviennent.
Il craint que d'autres accidents similaires surviennent.
Yvan Cloutier remet aussi en question la formation du personnel, affirmant qu'elle demeure insuffisante malgré les affirmations contraires.
On lui aurait parlé d'une mauvaise manoeuvre, malgré l'expérience de l'employée.
Il déplore également que sa soeur ait quitté l'hôpital seulement quelques heures après l'accident, malgré un traumatisme crânien sérieux.
Cette décision médicale continue de l'inquiéter profondément.
Joint par les médias mercredi, le CISSS de la Montérégie-Centre n'a pas répondu aux questions concernant cet événement.
Le silence institutionnel ajoute à l'amertume de la famille.
Ce décès rappelle cruellement l'importance de la rigueur, de la formation continue et du respect absolu des protocoles lorsqu'il est question de la sécurité de nos aînés.
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